Il n’est pire prison que celle dont les barreaux sont invisibles
À l’état sauvage, nombre d’espèces sociales (telles que loups, babouins ou chimpanzés) forment des structures hiérarchiques fondées sur l’expérience acquise et le respect de normes éthiques : le lien à l’autre passe avant l’intérêt individuel, les pulsions égoïstes sont régulées, le partage et l’entraide sont récompensés. En revanche, dans un environnement toxique en captivité, ces mêmes espèces forment des sociétés « sans foi ni loi » : des hiérarchies de dominance fondées sur la compétition pour l’accès aux ressources et leur accaparement.
Force est de constater que les sociétés humaines civilisées ont un modèle de développement comparable à celui des animaux des zoos. Mais de quoi sommes-nous donc captifs ?
À travers une démarche pluridisciplinaire, l’auteure met en relation de nombreuses informations issues de la littérature scientifique actuelle et propose une vision novatrice des lois de la vie, de l’évolution de l’Homme et de la société.
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Professeure de Sciences de la Vie et de la Terre au lycée français de Palma de Majorque, Hélène Hédin a choisi de mettre sa carrière entre parenthèses pendant 8 ans afin de tenter de répondre aux deux questions fondamentales qui l’avaient toujours habitées et auxquelles ses études scientifiques n’avaient pas apporté de réponse : « Comment expliquer le mystère de la vie ? » et « Qu’est ce qui ne tourne pas rond dans notre espèce ? ». Pour cela, elle a utilisé diverses voies d’accès à la connaissance telles que la méditation, la contemplation, la lecture de nombreux ouvrages et articles scientifiques dans des domaines très variés (biologie, psychologie, sociologie, philosophie, spiritualité, etc.), tout ceci couplé à une démarche de guérison intérieure à partir des enseignements de ses propres expériences de vie. Son livre, Homo captivus, est le fruit de ces 8 années de recherche.